Que savons-nous vraiment de la sédentarité ?

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Et surtout employons-nous ce terme à bon escient ?

C’est bien ce qu’on voulu détailler une équipe de jeunes chercheurs de France et du Québec [1] dans un article paru dans la revue « La Presse Médicale » en 2016. Disons qu’ils ont posé les bases, mais malheureusement celles-ci ne sont pas toujours bien lues. Et pourtant, l’article est en accès libre ici.

5 choses à savoir :

1. Il y a une réelle confusion entre la sédentarité et l’inactivité physique. La sédentarité se définit comme « une situation d’éveil caractérisée par une dépense énergétique inférieur à 1,5 équivalents métaboliques (METs) en position assise ou allongée » alors que l’inactivité physique est « un niveau insuffisant d’activité physique, c’est-à-dire n’atteignant pas le seuil d’activité physique recommandé par les sociétés savantes ». Et tant qu’on y est, l’activité physique (AP) se défini comme « l’ensemble des mouvements corporels produits par la mise en action des muscles squelettiques (ceux qui nous font bouger), entraînant une dépense d’énergie au-delà de la dépense de repos dont l’intensité varie de faible à élevée ». Les bases sont jetées, et nous sommes loin des arguments prenant en compte le nombre de pas ou encore un certain nombre d’heure pour être considéré comme sédentaire.

AP

2. L’AP possède une unité : l’équivalent métabolique (MET). De ce fait, toutes nos activités corporelles peuvent être placées sur un continuum allant de 1 MET à « x » MET en fonction de l’intensité de cette activité. L’objectif étant de dépasser 1,5 MET pour réaliser de l’activité physique. Nos comportements qui dépensent entre 1 et 1,5 MET sont souvent des activités de lecture, d’écriture de SMS, de mails, etc. Activités considérées à raison comme sédentaires.

3. Le MET équivaut à 3,5 mLO2-1.min-1.Kg-1 (ce que vous consommez en oxygène par unité de temps et par unité de poids) et est dépendant de la condition physique, du sexe, de l’âge, et de la charge pondérale de l’individu. On mesure le MET de différentes manières plus ou moins précises comme l’actimétrie et les questionnaires d’activité physique.

actif-sédentaire

5. Un comportement sédentaire et un comportement actif peuvent cohabiter chez un individu. On vous laisse trouver les exemples, c’est facile. Cependant, les auteurs de cet article soulignent que que l’AP modère les effets délétères de la sédentarité (risques cardiovasculaires, diabète de type 2, et cancer) sur la santé mais ne les compensent pas. De ce fait, différentes études mettent en évidence l’intérêt d’entrecouper nos périodes sédentaires par des périodes d’AP.

CONCLUSION : Il n’est pas facile de lutter contre la sédentarité car elle semble s’être bien imposée dans nos modes de vie. Mais l’inactivité physique semble être beaucoup plus simple à effacer de notre comportement : des pauses d’activité physique durant vos réunions, des sessions de travail debout, des moments de marche durant vos appels téléphoniques, tout est possible et surtout adaptable en fonction de votre niveau de sédentarité.

Les prochaines pauses vous les faites avec LUDEMA ?

source

 

[1] Chevance G, Foucaut AM, Bernard P. État des connaissances sur les comportements sédentaires. La Presse Médicale. mars 2016;45(3):313‑8. Accès restreintAccès libre

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